Un peu d'histoire

Début Juin 1960, un projet pour l'édification de 350 logements en accession à la propriété a été déposé à la Mairie de Talence, sous le nom de "RESIDENCE LE VOLTAIRE" sur la propriété HERON. Cette propriété d'une superficie de 51.371 m² était composé du château de Suzon (détruit fin 1961), d'une partie boisée et du ruisseau d'Ars.
Le château de Suzon a été construit fin XIXè siècle sur un terrain acquis en 1781 par un négociant de la rue des argentiers nommé Jean Baptiste Héron (1765-1831).


Carte de l'état-major de l'armée des Etats-Unis éditée en 1945, revisée en 1958 d'aprés le cadastre de 1956. Eiquette du Château de suzon.


Château de Suzon côté parc puis côté cour (rue de Suzon).

Vue aérienne du château de Suzon à Talence un jour de match. 

Un accord préalable a été délivré par Monsieur le Préfet de la Gironde le 21 Février 1961 et le permis de construire a été accordé à la S.C.I. LE VOLTAIRE à la date du 18 décembre 1961 pour 90 F3, 186 F4 et 90 F5 puis modifié le 20 novembre 1962  (PC 40-900) pour devenir la résidence telle qu'on la connaît soit 6 F2, 85 F3, 185 F4, 84 F5 et 6 F6. Le permis de construire concernant le centre commercial et les garages devait être déposé ultérieurement mais c'est finalement un permis de construire pour des logements (bâtiment 5) qui a été déposé le 25 octobre 1973 (PC 45-156).

Ce projet a été réalisé avec M. Delmas : promoteur, M. René Guibaut : conseiller du bâtiment et sous le patronage de la Fédération des Mutuelles de Fonctionnaires et Agents de l'Etat. Parmi les propriétaires, on compta donc principalement des fonctionnaires et une grosse proportion d'enseignants.

 
La première version du projet sur la même idée que le projet à PAU "Le Balzac".


La seconde version du projet incluant un centre commercial et des garages à l'emplacement du bâtiment 5.

De nombreuses discussions ont eu lieu au sujet du mode d'implan­tation de cet immeuble comportant 350 logements. L'idée directrice était de sauvegarder le parc et les arbres centenaires qui l'agrémentent. Finalement, le Ministère de la Construction y compris ses Urbanistes, ont opté pour un plan de masse comprenant trois immeubles de 15 étages, cette formule permettant de conserver un parc de 45.000 m2 avec zones d'évolution sportive et zone réservée au relax. Le Ministère de la Construction imposa que la construction de ces trois immeubles s'érigea à plus de 50 mètres des voies publiques et que le niveau de ces immeubles fut masqué par la conservation d'ar­bres centenaires. Il imposa également qu'il n'y eut qu'une seule façade livrée à la circulation automobile, afin d'assurer trois façades de sécurité pour les piétons et les voitures d'enfants.

Cette solution présentait l'avantage de respecter une des rares propriétés qui restaient encore sur le territoire talençais. Le mor­cellement de la propriété HERON était ainsi évité. L'esthétique est plus satisfaisante par 15 niveaux au milieu de 4 hectares de verdure que par des petits blocs de 5 niveaux derrière 20 mètres de gazon, sans parc ni arbres.

Le Ministre de la construction Mr SUDREAU (juin 1958- avril 1962) avait examiné personnellement les plans de la Résidence VOLTAIRE et avait félicité ses promoteurs d'avoir réalisé un tel ensemble tout en conservant la quasi intégralité des espaces verts. M. le Ministre avait lui-même demandé de modifier le plan des façades afin de les mettre à l'harmonie de la perspective du parc.

Plus tard, dans les années 2006, lors de l'aménagement de la rue de Suzon, la Municipalité et la CUB demandèrent à la résidence Le Voltaire de céder, pour un euro symbolique, une petite bordure de terrain (morceau de trottoir) devant le bâtiment 1 afin de rectifier l'alignement de la rue.

Reprenons le cours de l'Histoire : TALENCE avait donc la possibilité de loger des professeurs d’Université, de lycée et des instituteurs,  à une époque où sévissait une crise du logement : nombre insuffisant de logements et état ancien du parc locatif. Talence ne put donc que se réjouir de voir s'édifier et se constituer un tel ensemble sur son territoire, 370 logements en seulement trois immeubles, (420 aujourd'hui) laissant un parc de plus de 4 hectares doté d'un centre culturel et social. Un tel ensemble répondait exactement à la demande. Les résidants voisins regardèrent avec envie ces logements neufs qui présentaient tous les composants du confort moderne alors que nombre de maisons individuelles ne disposaient pas du tout à l’égout et parfois pas de WC à l’intérieur des logements.

Le batiment 1 a été achevé en juin 1964 (conformité en juillet).
Le batiment 2 a été achevé en octobre 1964 (conformité en novembre).
Le batiment 3 a été achevé en septembre 1965.
Le batiment 5 a été achevé en 1975 :  51 logements et locaux réservés à des cabinets médicaux et para médicaux. Le projet initial de local commercial fut, en effet, remplacé par les cabinets médicaux.

Le bâtiment 3 n’était donc pas encore achevé que les propriétaires des bâtiments 1 et 2 étaient installés. Ces derniers eurent alors la mauvaise surprise d’apprendre que le prix de la construction avait augmenté et que pour terminer le bâtiment 3, il fallait payer une plus-value. Celle-ci fut appliquée à l’ensemble de la copropriété, tous bâtiments confondus.

Quelques années plus tard, le même désagrément survint aux propriétaires qui avaient acquis des garages non incorporés.

A la livraison des appartements, les parkings n’étaient pas tracés. Il fallut donc dessiner les plans, ce qui fut réalisé par un conseiller syndical et de nouveau, bien sûr, faire appel aux deniers des copropriétaires.

Le parc magnifique, comportait des espèces peu répandues dans la région, répondant à la mode du XIX è qui incitait les propriétaires de maisons bourgeoises de planter des arbres d'origines lointaines. Ces espèces (comme les grands séquoias ou les cèdes du Liban) sont toujours présents au grand plaisir des résidents. Le parc a été classé en 2010 grâce à l'action de la Présidente du Conseil Syndical. Le parc est régulièrement entretenu, les arbres soignés bénéficient de l'attention des conseillers syndicaux et du Syndic. Une expertise sur la santé des arbres a été réalisée.

Par contre, le ruisseau d'Ars qui coulait au fond du parc passant dans la propriété Soureilh en direction de Villenave d'Ornon, a été canalisé dans les années 70 par la Lyonnaise des Eaux. Le nom de ruisseau d'Ars ou ruisseau des arcs proviendrait de l'aqueduc romain de Bordeaux qui était parrallèle à la route de Toulouse sous lequel il coulait.


Depuis sa création, la résidence a été régulièrement entretenue et l’on peut noter, outre l’entretien courant :
-    la réfection entière des canalisations d’eaux pluviales et d’eau usées en 2000
-    un ravalement tous les 10 ans avec, en particulier, de gros travaux de maçonnerie en 2001
-    des travaux de dégagements d'épaufrures en 2010 et 2014.

 


Nos voisins :

Les résidences ou maisons individuelles, limitrophes, ont toutes été réalisées postérieurement à la construction de la Résidence le Voltaire.
Le voisinage se compose essentiellement de maisons de type échoppes. Mais il comprend aussi quelques résidences, comme :
- La résidence Les Foreurs réalisée par La société des forages "la languedocienne" avec deux immeubles et des maisons individuelles. Ce projet eut pour but de loger leurs employés dans le contexte de crise du logement dont nous avons déjà parlé.
- Peylanne et La Garenne gérés par Mésolia, construits à l'emplacement d'un fournisseur de carrelages et sanitaires.

- le Quadrige. Cette résidence a été construite après Le Voltaire. Son permis de construire comprenait une obligation de laisser une sortie aux résidants du Voltaire pour rejoindre la route de Toulouse. Après modification du tracé du chemin de sortie, ce droit de passage est donc effectif.  Il n'est pas réciproque.

- la Résidence Descartes : en face du bâtiment 1, construite à l'emplacement d'une cartonnerie.

- les Demeures de Suzon : il s'agit de 9 maisons individuelles près de l'entrée A du bâtiment 1. Par un jugement en l'an 2000, qui en fixe les modalités, ces demeures ont la permission de sortir par notre allée de garage pour rejoindre, par le chemin le plus court, la rue de Suzon, sans passer devant les bâtiments.


- Tout près , en face du bâtiment 3, se trouve  la "propriété Sourreilh" du nom de son ancienne propriétaire. Une très belle maison bourgeoise se trouvait au centre du terrain. Tombée à l'abandon, elle fut vandalisée et les belles pierres et cheminées démontées et emportées par toutes sortes de cambrioleurs. Le terrain comportait de belles espèces d'arbres mais sans entretien. Des vagabons y avaient élu domicile. On trouva même un matin le cadavre de l'un d'eux.  La propriétaire fit don de la parcelle à la CUB qui eut le projet d’y créer une décharge publique !

Les habitants du quartier, inquiets du devenir de ce poumon vert et réunis en une association, demandèrent à la Municipalité de Talence d’intervenir pour conserver ce bois. L’association de défense du quartier comptait parmi ses membres, les présidents du Conseil syndical du Voltaire et du Quadrige ainsi que de nombreux particuliers. Pour satisfaire la demande de l’association, il fallait que Talence s’en porte acquéreur. Il est évident qu’il s’agissait là d’une dépense importante pour l’ensemble des talençais. La Municipalité décida alors d’acquérir une grande partie de ce terrain dont quelques lots furent toutefois vendus (afin que l’opération ne soit pas totalement à la charge des talençais) pour y réaliser des constructions libres de maisons individuelles.

La majeure partie du terrain, à l’heure actuelle, est entretenue par la Municipalité. Cette parcelle conserve donc ses arbres et est classée inconstructible, avec la promesse de la laisser dans son état d’origine.

Au printemps 2012, les résidants de Peylanne et la Garenne (logements sociaux créés en 1998) demandèrent à ce que des jeux pour enfants y soient implantés. Une enquête fut réalisée par la Municipalité qui démontra qu’à une grosse majorité, les habitants du quartier désiraient que la destination du terrain ne soit pas modifiée. L’association, toujours présente,  rappela au maire les promesses faites dix ans auparavant : terrain non constructible à garder en l'état.

Actualités : Copropriétés

Actualités : Conseil syndical

Actualités : Transition énergétique

Copyright 2011. Joomla 1.7 templates. 2012 Résidence le Voltaire 33400 Talence